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La gestion des déchets dans les smart cities

La quantité de déchets provenant de chaque ménage augmente en raison de l’évolution du mode de vie des ménages, de la croissance démographique et d’autres facteurs. Selon une étude, un habitant en France produit par an plus de 500 kg de déchets. C’est un problème relevé aussi dans les smart cities. Face à cette urgence environnementale, la gestion des déchets prend une tout autre tournure. La question de savoir quels sont les moyens élaborés pour gérer les déchets dans ces smart cities se pose ainsi.

Les difficultés et les enjeux liés à la gestion des déchets dans les villes

La gestion des déchets dans les smart cities se fait plus efficacement. Elle fait cependant face à certains enjeux et difficultés. Tout d’abord, la gestion des déchets ne concerne pas que la collecte des poubelles. En effet, elle s’étend :

  • à la sélection, le contrôle et la distribution des conteneurs,
  • à l’organisation des itinéraires de collecte,
  • au tri des déchets,
  • au contrôle de la charge des véhicules, des poubelles et au niveau des décharges.

Notez de plus la sensibilisation, la création des modèles de facturation et l’élaboration de programmes incitatifs afin d’amener les citoyens à mieux utiliser les poubelles. Les gestionnaires de déchets se heurtent aussi à une principale difficulté : le vidage de chaque conteneur. Une autre problématique à relever concerne les points stratégiques où installer les poubelles.

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Concernant les enjeux de la gestion des déchets, ils ne se limitent pas aux enjeux environnementaux (réduction, tri et recyclage). En effet, il y a également des enjeux réglementaires : la collecte séparée des flux (pour mieux valoriser les déchets) et le reporting strict (pour mieux les tracer). Il y a par ailleurs les enjeux économiques se traduisant par une lutte contre le gaspillage. Enfin, nous pouvons citer les enjeux organisationnels portant sur la fréquence de ramassage des déchets et leurs déplacements inutiles.

Que qualifie-t-on de smart city ?

Quand on parle de ville intelligente, il s’agit de villes où tous les secteurs d’activité se connectent de manière intelligente. La smart city représente alors une entité urbaine capable de recueillir des informations qualitatives concernant les divers comportements des usagers et des infrastructures. Ces données sont ensuite utilisées pour améliorer les usages. La smart city est équipée de capteurs installés dans les habitations, dans les réseaux urbains et dans certains mobiliers urbains (poubelles, lampadaires…). Dans la smart city, en plus d’être numérique, l’intelligence est aussi collaborative.

On ne peut donc pas parler de ville intelligente sans IoT (internet des objets) ou M2M (machine to machine). Par exemple, les compteurs d’eau représentent des appareils IoT qui collectent des données sur la qualité et la consommation d’eau. Ils informent ainsi à temps la société de services publics s’il y a une fuite d’eau. Le M2M représente le terme pour définir les technologies employées par les machines pour communiquer entre elles. Aucune intervention humaine directe n’est nécessaire. De plus, vous avez le choix entre différentes formules. Vous pouvez par exemple opter pour un forfait M2M mutualisé ou à l’usage pour une meilleure gestion des déchets.

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Comment ces villes intelligentes repensent-elles la gestion des déchets ?

Il faut noter que les smart cities définissent la gestion des déchets d’une manière totalement différente grâce aux nouvelles technologies mises en place.

La collecte intelligente grâce à l’IoT

Grâce à l’IoT, des capteurs de niveau de remplissage sont mis en place pour une collecte intelligente des déchets. Ces capteurs répondent efficacement à certains enjeux organisationnels de la gestion des déchets. Ces capteurs, le plus souvent installés à l’intérieur des poubelles, comptent un système de détection par ultrasons. La collecte et le traitement des données concernant le contenu et le niveau de remplissage des poubelles se font plus facilement via l’usage d’un réseau. Grâce à cela, il devient plus simple aux gestionnaires de déchets de contrôler l’état des poubelles lors des tournées de collecte.

Les conteneurs connectés

Les conteneurs connectés mesurent généralement leur remplissage afin d’informer les services municipaux une fois qu’ils sont pleins. Il s’agit d’une solution permettant ainsi d’assurer la collecte des déchets et d’éviter les problèmes d’insalubrité. Son autre avantage porte sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre causées par les camions de collecte. Un exemple simple est le dispositif nommé SigrenEa (similaire au conteneur connecté) utilisé dans certaines villes françaises (Orléans, Colombes, Tours…).

L’optimisation du tri via les robots trieurs

La technologie de robot trieur a fait ses débuts aux États-Unis grâce à l’intervention de trois entreprises : AMP Robotics, Machinex et BHS. La technologie s’emploie de plus en plus aujourd’hui en France. On peut citer la machine de tri Max AI présente dans l’usine Veolia d’Amiens. En été 2021, le groupe Veolia installe deux robots de tri additionnels SamurAI. Le robot trieur SamurAI différencie les types de déchets indésirables sur le tapis d’une chaîne de tri via son algorithme. Il écarte ensuite ces déchets grâce à un bras robotisé. Un robot trieur permet aussi d’assurer la sécurité des travailleurs vu que le métier de trieur comporte un grand nombre de dangers (intoxication, coupure…).

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La production d’énergie grâce aux déchets

Aujourd’hui, la plupart des municipalités de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) optent pour le tri des déchets. Les déchets intraitables sont ensuite incinérés. Ces incinérateurs se transforment actuellement en mini-centrales thermiques vu la valeur de la chaleur émise par ces incinérations en électricité. Concernant les déchets organiques difficiles à brûler dans des incinérateurs, leur valorisation se fait dans une chaîne de méthanisation et de production de biogaz.